Datong, grottes de Yungang (2 août)
A bouddha forces...
Nous sommes épuisés. Mais, déjà, nous cotoyons la Chine profonde. Si dans le train, le triste spectacle de la misère humaine s'offre à nous, à l'extérieur c'est à un bien plus joli tableau que nous avons le droit.
La campagne chinoise défile sous nos yeux cernés. Quelle beauté! Quelle étrangeté aussi! Ici le sol semble meuble, il n'y a pas de champs comme chez nous. A croire que la zone a été complètement innondée, et que le terrain a commencé à s'enfoncer... La perte de repères est vraiment totale.
Nous pensons aussi aux difficultés que doit représenter un tel sol pour quelque culture que ce soit...
Nous croisons quelques villages aussi, dépassés trop rapidement pour être immortalisés. Tout est en terre. La boue pave la rue et tapisse les maisons. C'est impressionant. C'est pauvre.
L'arrivée à Datong est un soulagement. Ces quelques heures de voyage ont déjà été intiatiques!
On sort quelque peu sonnés de ce train. Un groupe d'italiens s'étant retrouvés dans la même galère que nous, dans le compartiment des sièges durs, semble avoir peu apprécié l'immersion culturelle. On les comprendrait presque...
Une douche, il nous faut une douche avant de pouvoir continuer!
On saute donc sur le premier hôtel que nous recommande le CITS de la gare de Datong.
Le CITS (Chine International Travel Service) est une sorte d'office du tourisme pour les étrangers. Présent dans la plupart des villes touristiques de Chine (souvent dans la gare, mais pas toujours), il facilite un peu les formalités nécessaires au Routard qui débarque dans les villes sans logement, sans aucune idée des moyens de transport locaux. En pratique, on s'est très vite rendu compte que les CITS pratiquaient des prix souvent élevés.
Notre hôtel de Datong sera d'ailleurs l'un des plus chers de tout notre voyage: 140 Yuans (14 euros) la chambre double.
L’hôtel Feitian, qui se trouve sur la place principale de Datong, juste en sortant de la gare à gauche, est correct, mais sans plus. En comparaison à ce que l’on aura par la suite, je peux vous affirmer que c’était cher pour ce que c’était !
La campagne chinoise défile sous nos yeux cernés. Quelle beauté! Quelle étrangeté aussi! Ici le sol semble meuble, il n'y a pas de champs comme chez nous. A croire que la zone a été complètement innondée, et que le terrain a commencé à s'enfoncer... La perte de repères est vraiment totale.
Nous pensons aussi aux difficultés que doit représenter un tel sol pour quelque culture que ce soit...
Nous croisons quelques villages aussi, dépassés trop rapidement pour être immortalisés. Tout est en terre. La boue pave la rue et tapisse les maisons. C'est impressionant. C'est pauvre.
L'arrivée à Datong est un soulagement. Ces quelques heures de voyage ont déjà été intiatiques!On sort quelque peu sonnés de ce train. Un groupe d'italiens s'étant retrouvés dans la même galère que nous, dans le compartiment des sièges durs, semble avoir peu apprécié l'immersion culturelle. On les comprendrait presque...
Une douche, il nous faut une douche avant de pouvoir continuer!
On saute donc sur le premier hôtel que nous recommande le CITS de la gare de Datong.
Le CITS (Chine International Travel Service) est une sorte d'office du tourisme pour les étrangers. Présent dans la plupart des villes touristiques de Chine (souvent dans la gare, mais pas toujours), il facilite un peu les formalités nécessaires au Routard qui débarque dans les villes sans logement, sans aucune idée des moyens de transport locaux. En pratique, on s'est très vite rendu compte que les CITS pratiquaient des prix souvent élevés.
Notre hôtel de Datong sera d'ailleurs l'un des plus chers de tout notre voyage: 140 Yuans (14 euros) la chambre double.L’hôtel Feitian, qui se trouve sur la place principale de Datong, juste en sortant de la gare à gauche, est correct, mais sans plus. En comparaison à ce que l’on aura par la suite, je peux vous affirmer que c’était cher pour ce que c’était !
En revanche, je suis tombé complètement amoureux de la place, sur laquelle notre chambre donne. Elle n’est pas « belle », mais incarne une partie de l’image que je me faisais de la Chine en partant. J’ai le sentiment d’avoir « gagné » (et le mot est faible !) le droit de découvrir cette place depuis notre chambre d’hôtel…
Là, vous pensez certainement qu’on est parti pour une bonne journée de sommeil réparateur ? C’est bien mal nous connaître !
Une bonne douche nous remet sur jambes, et un temps magnifique nous poussent à reprendre aussitôt notre bâton de pèlerin.
Nous décidons de partir à l’assaut de notre premier site touristique, les grottes de Yungang, situées à quelques kilomètres du centre ville.
Centre ville que nous traversons en bus. Instants choisis…
Là, vous pensez certainement qu’on est parti pour une bonne journée de sommeil réparateur ? C’est bien mal nous connaître !
Une bonne douche nous remet sur jambes, et un temps magnifique nous poussent à reprendre aussitôt notre bâton de pèlerin.
Nous décidons de partir à l’assaut de notre premier site touristique, les grottes de Yungang, situées à quelques kilomètres du centre ville.
Centre ville que nous traversons en bus. Instants choisis…
Rapidement, nous sortons du centre ville, et nous nous retrouvons complètement bloqués dans un embouteillage pour le moins hallucinant. Nous sommes sur un chemin de terre, et ce qui n’aurait pu être qu’un simple ralentissement se transforme vite en un chaos indescriptible.
Là encore, on prend la mesure du comportement incroyablement individualiste des Chinois, incapables de patienter en roulant au pas. Chacun essaie d’avancer plus vite que l’autre, en s’infiltrant dans le moindre espace disponible sur le chemin pourtant bien étroit.
On dit que la nature a horreur du vide, c’est particulièrement vrai en Chine !
Le ralentissement est donc purement et simplement absurde, car il prend des proportions démesurées à cause du comportement même des automobilistes, incapables de raisonner en terme de « meilleure solution pour le groupe » et obnubilés par leur propre progression. Fascinant.
C’est au cours de cette attente forcée que nous comprenons pourquoi l’air est si irrespirable à Datong.
Des usines d’extraction du charbon encerclent la ville! Ces énormes cheminées dégagent une poussière jaunâtre qui recouvre tout… poumons compris.
D’après ce que je sais, la Chine dépend à 77% du charbon pour sa production d’électricité...
Après 1h d’embouteillages, nous arrivons enfin sur le site de Yungang. Et là, première surprise, un bout de la grande muraille nous attend !
L’espace d’un instant, on oublie tout. Les deux nuits blanches, la nuit infernale dans le train, les deux heures de bus pour arriver jusque- là… c’est tout simplement magique.
Mais la réalité nous rattrape vite. Fatigués comme nous le sommes, on devient vite irritables. Et forcément, le moindre désaccord se transforme en crise conjugale !!! Rien de grave, heureusement !
D’après ce que je sais, la Chine dépend à 77% du charbon pour sa production d’électricité...
Après 1h d’embouteillages, nous arrivons enfin sur le site de Yungang. Et là, première surprise, un bout de la grande muraille nous attend !L’espace d’un instant, on oublie tout. Les deux nuits blanches, la nuit infernale dans le train, les deux heures de bus pour arriver jusque- là… c’est tout simplement magique.
Mais la réalité nous rattrape vite. Fatigués comme nous le sommes, on devient vite irritables. Et forcément, le moindre désaccord se transforme en crise conjugale !!! Rien de grave, heureusement !
Le site est d’une rare beauté. Des milliers de bouddhas ont été sculptés à flanc de falaise.
Nous sommes charmés…
Après avoir passé deux bonnes heures à admirer ces bouddhas sous toutes leurs coutures, nous nous éloignons un peu de la falaise, et tombons par hasard sur un petit lac.
Baigné de lotus en fleurs et dégageant une odeur incroyable, nous ne résistons pas à l’appel de la sérénité, et nous nous installons sur un petit banc, pour une pause que nous croyons passagère...
... en fait, nous nous réveillons deux heures plus tard !
En effet, dans ce calme enchanteur, nous nous sommes purement et simplement… endormis ! Nous sommes épuisés, mais heureux. Cette sieste restera gravée dans ma mémoire…
A ce moment-là de l’histoire, il est 15h, et on a toujours rien mangé.
On décide donc de quitter le site et de manger, à l’extérieur. Au « restaurant » (plutôt une cantine en fait), on rencontre deux jeunes français qu’on retrouvera plus tard dans notre périple. J’en parlerai à ce moment-là.
Le repas est local : riz + viande. La peur de tomber malade nous accompagnera pendant tout le voyage. Il faut bien reconnaître qu'ici, les précautions sanitaires ne sont pas les nôtres !
Le retour en bus se fait plus tranquillement qu’à l’aller. Quelques clichés pris dans le bus (photo de gauche), et à un arrêt (photo de droite).
La position du grand-père et de son petit-fils sur la photo de droite est classique en Chine. Personne ne s’assoit jamais par terre. Tout le monde opte pour cette position d’attente assez étonnante à nos yeux au départ...
Le retour à l’hôtel est un vrai bonheur, nous allons enfin pouvoir nous reposer. En guise de dîner, nous goûtons à ces soupes, élément indissociable de la culture chinoise. Ils en mangent en tout lieu, à tout moment.
Mode d’emploi assez simple : il suffit d’ajouter de l’eau bouillante (disponible dans toutes les chambres d’hôtel) à la préparation lyophilisée.
Mode d’emploi assez simple : il suffit d’ajouter de l’eau bouillante (disponible dans toutes les chambres d’hôtel) à la préparation lyophilisée.
En toute franchise, c’est pas mauvais. C’est nourrissant quoi !
Le soir, on peut enfin s’endormir, non sans avoir profité du spectacle offert par cette place devenue d’un calme qui contraste avec le bouillonnement de la journée.
Datong, la nuit












































































