... et quelques jours à Shanghai en novembre de la même année. Pour tous les lecteurs pressés qui liraient ce blog dans le seul but de préparer leur propre voyage en Chine, sachez que, au cours de mon récit, toute information d'ordre pratique est en gras. Pour tous les autres... bonne lecture!

Datong, grottes de Yungang (2 août)

A bouddha forces...



Nous sommes épuisés. Mais, déjà, nous cotoyons la Chine profonde. Si dans le train, le triste spectacle de la misère humaine s'offre à nous, à l'extérieur c'est à un bien plus joli tableau que nous avons le droit.

La campagne chinoise défile sous nos yeux cernés. Quelle beauté! Quelle étrangeté aussi! Ici le sol semble meuble, il n'y a pas de champs comme chez nous. A croire que la zone a été complètement innondée, et que le terrain a commencé à s'enfoncer... La perte de repères est vraiment totale.

Nous pensons aussi aux difficultés que doit représenter un tel sol pour quelque culture que ce soit...

Nous croisons quelques villages aussi, dépassés trop rapidement pour être immortalisés. Tout est en terre. La boue pave la rue et tapisse les maisons. C'est impressionant. C'est pauvre.

L'arrivée à Datong est un soulagement. Ces quelques heures de voyage ont déjà été intiatiques!

On sort quelque peu sonnés de ce train. Un groupe d'italiens s'étant retrouvés dans la même galère que nous, dans le compartiment des sièges durs, semble avoir peu apprécié l'immersion culturelle. On les comprendrait presque...

Une douche, il nous faut une douche avant de pouvoir continuer!

On saute donc sur le premier hôtel que nous recommande le CITS de la gare de Datong.

Le CITS (Chine International Travel Service) est une sorte d'office du tourisme pour les étrangers. Présent dans la plupart des villes touristiques de Chine (souvent dans la gare, mais pas toujours), il facilite un peu les formalités nécessaires au Routard qui débarque dans les villes sans logement, sans aucune idée des moyens de transport locaux. En pratique, on s'est très vite rendu compte que les CITS pratiquaient des prix souvent élevés.

Notre hôtel de Datong sera d'ailleurs l'un des plus chers de tout notre voyage: 140 Yuans (14 euros) la chambre double.


L’hôtel Feitian, qui se trouve sur la place principale de Datong, juste en sortant de la gare à gauche, est correct, mais sans plus. En comparaison à ce que l’on aura par la suite, je peux vous affirmer que c’était cher pour ce que c’était !










Place principale de Datong: un vrai tableau!


En revanche, je suis tombé complètement amoureux de la place, sur laquelle notre chambre donne. Elle n’est pas « belle », mais incarne une partie de l’image que je me faisais de la Chine en partant. J’ai le sentiment d’avoir « gagné » (et le mot est faible !) le droit de découvrir cette place depuis notre chambre d’hôtel…

Là, vous pensez certainement qu’on est parti pour une bonne journée de sommeil réparateur ? C’est bien mal nous connaître !

Une bonne douche nous remet sur jambes, et un temps magnifique nous poussent à reprendre aussitôt notre bâton de pèlerin.

Nous décidons de partir à l’assaut de notre premier site touristique, les grottes de Yungang, situées à quelques kilomètres du centre ville.

Centre ville que nous traversons en bus. Instants choisis…




Rapidement, nous sortons du centre ville, et nous nous retrouvons complètement bloqués dans un embouteillage pour le moins hallucinant. Nous sommes sur un chemin de terre, et ce qui n’aurait pu être qu’un simple ralentissement se transforme vite en un chaos indescriptible.

Là encore, on prend la mesure du comportement incroyablement individualiste des Chinois, incapables de patienter en roulant au pas. Chacun essaie d’avancer plus vite que l’autre, en s’infiltrant dans le moindre espace disponible sur le chemin pourtant bien étroit.

On dit que la nature a horreur du vide, c’est particulièrement vrai en Chine !

Le ralentissement est donc purement et simplement absurde, car il prend des proportions démesurées à cause du comportement même des automobilistes, incapables de raisonner en terme de « meilleure solution pour le groupe » et obnubilés par leur propre progression. Fascinant.

C’est au cours de cette attente forcée que nous comprenons pourquoi l’air est si irrespirable à Datong.


Des usines d’extraction du charbon encerclent la ville! Ces énormes cheminées dégagent une poussière jaunâtre qui recouvre tout… poumons compris.

D’après ce que je sais, la Chine dépend à 77% du charbon pour sa production d’électricité...

Après 1h d’embouteillages, nous arrivons enfin sur le site de Yungang. Et là, première surprise, un bout de la grande muraille nous attend !

L’espace d’un instant, on oublie tout. Les deux nuits blanches, la nuit infernale dans le train, les deux heures de bus pour arriver jusque- là… c’est tout simplement magique.

Mais la réalité nous rattrape vite. Fatigués comme nous le sommes, on devient vite irritables. Et forcément, le moindre désaccord se transforme en crise conjugale !!! Rien de grave, heureusement !








Le site est d’une rare beauté. Des milliers de bouddhas ont été sculptés à flanc de falaise.





Nous sommes charmés…

Après avoir passé deux bonnes heures à admirer ces bouddhas sous toutes leurs coutures, nous nous éloignons un peu de la falaise, et tombons par hasard sur un petit lac.

Baigné de lotus en fleurs et dégageant une odeur incroyable, nous ne résistons pas à l’appel de la sérénité, et nous nous installons sur un petit banc, pour une pause que nous croyons passagère...


L'appel de la sérénité

... en fait, nous nous réveillons deux heures plus tard !

En effet, dans ce calme enchanteur, nous nous sommes purement et simplement… endormis ! Nous sommes épuisés, mais heureux. Cette sieste restera gravée dans ma mémoire…

A ce moment-là de l’histoire, il est 15h, et on a toujours rien mangé.

On décide donc de quitter le site et de manger, à l’extérieur. Au « restaurant » (plutôt une cantine en fait), on rencontre deux jeunes français qu’on retrouvera plus tard dans notre périple. J’en parlerai à ce moment-là.

Le repas est local : riz + viande. La peur de tomber malade nous accompagnera pendant tout le voyage. Il faut bien reconnaître qu'ici, les précautions sanitaires ne sont pas les nôtres !

Le retour en bus se fait plus tranquillement qu’à l’aller. Quelques clichés pris dans le bus (photo de gauche), et à un arrêt (photo de droite).


La position du grand-père et de son petit-fils sur la photo de droite est classique en Chine. Personne ne s’assoit jamais par terre. Tout le monde opte pour cette position d’attente assez étonnante à nos yeux au départ...

Le retour à l’hôtel est un vrai bonheur, nous allons enfin pouvoir nous reposer. En guise de dîner, nous goûtons à ces soupes, élément indissociable de la culture chinoise. Ils en mangent en tout lieu, à tout moment.

Mode d’emploi assez simple : il suffit d’ajouter de l’eau bouillante (disponible dans toutes les chambres d’hôtel) à la préparation lyophilisée.


En toute franchise, c’est pas mauvais. C’est nourrissant quoi !

Le soir, on peut enfin s’endormir, non sans avoir profité du spectacle offert par cette place devenue d’un calme qui contraste avec le bouillonnement de la journée.


Datong, la nuit

Datong, monastère suspendu (3 août)

Ô temple, suspends ton vol!

12 heures de sommeil, c’était le minimum syndical pour se remettre de ce début de voyage plutôt actif !

Un savoureux tandem "muffins - thé" animera quasiment tous nos petits-déjeuners à compter de ce jour. Et ce pour une raison bien simple: ce sont à peu près les seuls ingrédients disponibles qui nous semblent appétissants! Il faut bien avouer que nous sommes plus réticents aux « découvertes culinaire » du petit déjeuner…

Au programme aujourd’hui, une excursion (et je pèse le mot) au monastère suspendu. C’est, avec les grottes, l’autre site qui draine les pèlerins à Datong.

Je parle d’excursion et de pèlerins, car s’y rendre est un véritable chemin de croix!


Datong, centre ville

D’abord, il s’agit de trouver la gare routière. Le Lonely n’étant pas forcément très précis dans ses plans, nous décidons de nous tourner vers les jeunes autochtones. Jeunes, car potentiellement anglophones! J’ai bien dit potentiellement… Mais on arrive toujours à se faire comprendre, si l’on montre – de la bonne volonté ! – et un petit papier sur lequel est écrit le nom de l’endroit où l’on veut aller.

A force de persévérance, nous rencontrons un jeune fort sympathique qui prend la peine de nous accompagner sur plusieurs centaines de mètres. Il nous aide même à acheter nos billets, et nous accompagne jusqu’au bus. Autant le dire immédiatement, c’est un des – trop – rares gestes de sympathie qui nous sera adressé pendant tout ce voyage.


Datong, gare routière

Au départ, nous sommes seuls dans le bus qui part en direction de Hunyan, dans les contreforts des montagnes Wutai.

Mais cela ne va pas durer, nous découvrons bien vite le fonctionnement chinois en la matière : s’arrêter sans arrêt !

En pratique, le chauffeur passe son temps à klaxonner, soit pour éloigner un véhicule considéré comme gênant (utilisation classique), soit pour avertir les piétons de son passage (utilisation plus originale), et faire monter ceux qui sont intéressés.

Résultat, les pauses sont si fréquentes que le temps de parcours s’allonge de manière vertigineuse... Tout ce temps me permet donc tout un tas d’observations, que je vous livre en vrac…

[début des passionnantes observations]

Les Chinois fument à l’intérieur des bus publics. Un petit couple, visiblement préoccupé par la santé de son bébé, fait d’ailleurs fermer la fenêtre que nous avions ouverte pour avoir un peu d’air… L’air frais est donc plus dangereux que la fumée de cigarette en Chine…

Les petits villages que l’on croise en bord de route me font penser à Pompéi…



Le pinyin (transcription phonétique codifiée du chinois) est tellement omniprésent sur les panneaux de circulation que j’en viens à me demander s’il n’est finalement pas voué à remplacer les caractères chinois ?

Les flèches sont légèrement différentes des nôtres !

Heureusement, les chiffres sont les mêmes que chez nous !

Un conseil : il faut monter à droite dans le bus, car c’est de ce côté-ci qu’on a la meilleure vue pendant tout le trajet !

[fin des passionnantes observations]

Le côté joyeux de cette petite expédition, c’est qu’il n’y a pas de bus direct qui mène au monastère suspendu. Il n’y a même, à proprement parler, aucun bus qui y va.

On nous fait donc gentiment descendre à une station service, qui, soyons honnête, mérite à elle seule le détour par son côté complètement surréaliste.


Ici, même les ânes font le plein!

Et là, et ben il faut improviser. Donc négocier.



Le "face" à "face" de la négociation

Pour négocier en Chine, tout est dans la « face ». Je ne parle pas seulement du visage, mais plus largement, du masque de dignité que chacun d’entre nous arbore en public.

Il est coutume de dire que faire perdre la face à un Chinois est la pire humiliation qu’on puisse lui infliger.

Etant donné que les négociations se font toujours sous les regards amusés d’une cinquantaine de badauds, la face de l’orateur est particulièrement exposée pendant les tractations.

La négociation est donc le moment où cet aspect fondamental de la culture chinoise ressort le plus.

Il faut se méfier de cette histoire de face, au départ assez abstraite. D’autant plus que les Chinois sont d’excellents comédiens, et qu’ils se mettent vite à hurler pour impressionner leur monde. Mais surtout, ne pas se laisser intimider. Dès que le prix plancher du vendeur est dépassé, il refusera de continuer la négociation et se détournera ouvertement de son acheteur. Il aura perdu la face.

Bien sûr, j’ai passé un mois à maugréer que cette histoire de « face » ne joue que dans un sens: eux n’hésitent pas en retour à nous proposer des articles à des prix dépassant tout entendement, relativement au niveau de vie local, et même au nôtre ! Parfois, ils mettent leur face en danger quand même!!!

De toute façon, il faut aussi savoir jouer avec cette manière d’être.

Si la négociation n’avance pas, il faut absolument se dégager du groupe, car c’est une fois seul que d’autres vendeurs viendront vous faire leur proposition. Ils ne la feront jamais devant les autres, pour ne pas leur faire perdre la face (= avoir finalement accepté ce que le premier refusait obstinément). Par contre, ils seront tout contents d’avoir finalement empoché la mise !

Car voilà bien un autre trait de caractère essentiel. S’il n’y perd pas financièrement, donc s’il n’a pas perdu la face pendant la négociation, un Chinois finira toujours pas accepter la transaction. Ils sont tellement nombreux à proposer les mêmes objets ou services qu’ils savent pertinemment que s’ils refusent, un autre acceptera.

C’est, au sens propre, la loi du « marché » !





Et c’est un échantillon de toutes ces petites choses que nous vivons lors de notre première négociation, dans cette station service.

Je vous passe tous les détails, mais finalement nous trouvons un particulier qui accepte de nous y emmener tous les deux pour 15 Yuans (1,5 €). Le monastère n’est qu’à quelques kilomètres.

Petite précision pratique : à 60 Yuan l'entrée par personne, les prix d'accès au monastère ont déjà doublé par rapport à ce qui est écrit dans le Lonely. Une tendance globale sur tout notre circuit, qui contribue à faire des visites la part de dépense proportionnellement la plus importante du budget.



Ca va devenir un leitmotiv, mais le jeu en vaut vraiment la chandelle. Ce monastère vaut à lui seul le déplacement à Datong.


L’épithète « suspendu » n’est pas usurpée !

En plus, une fois n’est pas coutume, il n’y a pas grand monde.

Quelle beauté ! Certainement un des plus belles visites de notre séjour...






On aurait beaucoup aimé rester plus longtemps dans la région, ce qui était initialement prévu au programme. Mais vu les difficultés de transport dans la région, et le retard déjà accumulé à cause de la nuit blanche du train, nous décidons de partir plus au sud dès le lendemain.

Au retour, on a moins de difficulté à négocier le trajet jusqu’à la station service. De là, le bus nous ramène à Datong (si vous avez bien suivi ce que j’ai écrit plus haut, dans ce sens de la route, il faut monter à gauche du bus pour avoir une jolie vue !).

Avant de rentrer à l’hôtel, on décide de traverser un bout de la ville à pied. Instants choisis…


L'immeuble sur la photo de droite est une maison close (omniprésentes en Chine). Lors de notre passage, des filles font signe d'entrer à... Emma!

Alors bien sûr on poursuit notre chemin, et on passe dans un marché couvert. On décide de faire nos premières tentatives gastronomiques, avec ces pâtisseries bien locales !



En pratique, elles ne sont pas excellentes, surtout celle que j’avais prise (à droite), pourtant bien appétissante ! Ils avaient collé je ne sais quelle herbe aromatique à l’intérieur… immangeable !

Taiyuan / Jinci (4 août)

Contempleation

Aujourd’hui, à l’heure où les riverains prennent leur petit déjeuner...



... nous prenons la route!




Cette fois-ci, nous avons fait appel aux services du CITS, qui propose le trajet Datong - Taiyuan pour 90 Yuan (9€) par personne. Un peu cher, mais tellement pratique de ne pas avoir à chercher un bus et négocier le trajet pendant des heures !





L’ « autreroute »

Nous découvrons ainsi les autoroutes chinoises. Flambant neuves, elles sont encore désertes dans cette partie de notre voyage. Quelques curiosités au cours du trajet…


Passages piétons et balayeurs jalonnent le parcours…


L’anglais et la publicité sont omniprésents. Qui a dit que la Chine était un pays communiste ?


Enfin, si en France, il est « interdit de s’adresser au conducteur », en Chine il est tout à fait normal de lui demander d’être déposé sur le bord de l’autoroute !

Ces considérations étant faites, les paysages que nous traversons sont splendides.





L’arrivée à Taiyuan est pour le moins déstabilisante...

Cette ville est une véritable fourmilière, et ferait presque passer Datong pour un endroit calme !

Nous sommes également surpris par la pauvreté qui se dégage de Taiyuan.

Pour la première, et la seule, fois de notre voyage, des enfants des rues viennent nous demander l’aumône… Nous comprendrons en traversant la ville que la raison en est toute simple : il y a autant de pauvreté parce que la ville est riche.

Paradoxe des pays où une fabuleuse croissance ne concerne visiblement pas tout le monde…

Première étape à Taiyuan : chercher un hôtel. Apparemment, tout va très vite, et certains hôtels recommandés dans le Lonely ont déjà disparu. Après quelques vaines tentatives d’escroquerie (de leur part) et de négociation (de la nôtre), nous nous rabattons sur un petit hôtel pas franchement séduisant, mais nous ne sommes là que pour une nuit, et on ne veut pas passer l’après-midi à chercher.

Deuxième étape : manger ! Là, le problème devient plus sérieux, puisqu’on a officiellement vidé toutes nos réserves amenées de France qui nous avaient plus ou moins permis de tenir jusque-là.

Donc nous voici obligés de tenter un petit bouiboui, à l’allure pas franchement engageante (du moins en ce qui me concerne !).

Mais cette cantine présente un intérêt, et non des moindres : on peut voir et donc montrer ce qu’on veut manger. Et les prix, franchement bas, sont affichés. On choisit donc la facilité. On aurait dû se douter… (vous comprendrez plus loin).

Notre projet cet après-midi: visiter le site de Jinci, à quelques kilomètres de Taiyuan.

Pour une fois, tout se passe bien dans les transports, le bus indiqué par le Lonely étant le bon, et nous menant bien à bon port.

Jinci, c’est d’abord une splendide vraie-fausse porte chinoise...



Le chameau est là pour renforcer le côté pittoresque du lieu. Et je ne parle pas des vendeurs de chinoiseries en tous genres, qui vous tombent dessus à grand coup de « look look look » et de « cheap cheap cheap »...


Les marchands du temple!

Heureusement, l’intérieur du site n’a pas – encore ! – été trop contaminé par cette vague consumériste. C'est trop rare en Chine pour être souligné!

La première partie est en fait un jardin public, ouvert à tous. C’est déjà en soi magnifique. A tel point que, pensant être dans la partie à visiter, nous y avons passé une bonne heure et demi à flâner.



Mais au loin se profile une autre porte, plus imposante que la première, qui donne accès au cœur du site de Jinci.



Et là, pour 40 Yuan (4€) par personne, vous entrez dans la Chine telle que vous l’avez rêvée. Des temples par dizaine, dans un cadre enchanteur, le tout baigné d’une musique appelant au calme et à la sérénité.


Je vous propose de refaire cette promenade en images, accompagnés de cette même musique (cliquez sur le bouton play ci-dessous).

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Toutes les photos qui suivent peuvent être agrandies. Mais attention, si vous avez déclenché le petit lecteur de musique, le fait de cliquer sur une photo coupera la musique.








Enchantés par tant de merveilles, nous n’avons pas vu passer la journée. A la fin, nous sommes même obligés de courir, de peur qu’ils n’aient déjà fermé les portes !

Il faut savoir qu’en Chine, la nuit tombant assez tôt (en raison d’un fuseau horaire unique de l’ouest à l’est de l’immense pays), les sites touristiques ferment généralement vers 16h30 – 17h. Tout le rythme de la journée est d’ailleurs décalé par rapport au nôtre : lever vers 5h30 – 6h (dans les hôtels chinois, impossible de dormir au-delà de cette heure-là), déjeuner vers 11h, dîner vers 17h30 – 18h, coucher vers 21h30.

Le retour se fait tranquillement, dans un bus assez particulier. Imaginez une vieille carcasse toute brinquebalante, aux suspensions usées depuis bien longtemps, et ajoutez-y… un écran plat flambant neuf ! (photo à gauche)

Le soir, on retourne manger dans notre cantine du midi, sûrs de notre coup. Enfin, Emmanuelle l’est. Je reste dubitatif sur le plat de pâtes qu’elle prend, et me cantonne au riz (fallait bien la faire à un moment ou à un autre !). Bien m’en a pris, puisque ma douce et tendre a chopé une belle intoxication alimentaire lors de ce repas…

Mais à ce moment-là, nous ne le savons pas encore. Nous restons donc sur ces magnifiques images de la journée. Il faut dire que ce sont les premiers temples d’une longue série!

Allez, un beau sourire pour terminer...


Mère à l’enfant



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